Ecole Française

Depuis l'arrivée de l'école aux Comores, ISHAKA AHAMADA et MOINDJIE MDROIPVILI sont la première promotion à pousser les portes de l'école dans les années 50 à Ntsaouéni. Malgré un nombre important d'élèves inscrits à partir de cette date, DJOMANI a longtemps attendu avant de connaitre un diplôme. Le tout premier diplôme est arrivé dans les années 70.

C'est MOHAMED SAID (Conséquence) qui a ouvert la première porte avec son diplôme d'entrée en 6ème et un CAP qui lui a permis de travailler plus tard au Lycée Said Mohamed Cheik de Moroni au titre de proviseur en 1975. ALI SIMBA est le tout premier bachelier de l’histoire de DJOMANI en 1982. Il était le premier à ouvrir les portes de l'accès aux études supérieures. Sa réussite à cette époque était une fierté pour  la ville de  DJOMANI et ses habitants. A partir de là, les diplômes vont continuer à arriver en masse dans cette ville et issus de diverses orientations.

HALIFA YOUSSOUF va rentrer dans une autre dimension en terme d'études supérieures et va devenir le tout premier médecin généraliste de DJOMANI en 2003. AHMED BEN ALI CHANFI à son tour va faire vibrer la ville de joie et marquer l'histoire grâce à son doctorat qui est le premier diplôme de haut niveau de l'histoire de cette ville en 2005. Aujourd’hui la ville compte des centaines de bacheliers et des centaines de diplômés et de doctorats issus de divers domaines et spécialités grâce à l'investissement de la population dans l'éducation et à l'instruction et surtout par l’arrivée des écoles privées à DJOMANI.

La ville de DJOMANI ne souffre pas en matière d'infrastructures pour l’éducation de ses enfants et ceux de la Commune, du moins, au niveau de l’école primaire et secondaire. D'une part, la ville s'est donné les moyens pour construire 11 salles de classes pour l'enseignement primaire. Un grand Chantier en cours de construction pour équiper la ville d'un Collège et d'un Lycée pour l'enseignement secondaire publique. D'autre part, des actionnaires privés se sont lancés dans l'ouverture d'écoles privées qui accueillent les élèves dès la première jusqu'à en terminale.

Entre 1997 et 1999, deux écoles privées (MOINAHAYA et COMMUNAUTAIRE) ont vu le jour dans la ville de DJOMANI et le taux de réussite aux examens nationaux a été multiplié par dix. Elles prennent en charge les élèves du cours préparatoire première année à la terminale. Dans cette dynamique, les habitants de DJOMANI et sa diaspora ne manquent pas d’ambitions pour aider ces établissements et ses élèves pour leurs études supérieures malgré le manque de places et l’absence de certaines filières à l’université des Comores. Des familles vont jusqu’à vendre tout ce qu’ils ont (bœufs, terrains, or…) pour envoyer leurs enfants à l’étranger poursuivre des études quitte à se serrer la ceinture.  

Aujourd’hui, DJOMANI a fait un grand progrès, l'une des premières villes dans l'Ile de NGAZIDJA qui possède une école supérieure (de commerce et de Marketing), et d'un Lycée professionnel pour la formation et l'insertion professionnelle inauguré en 2016. DJOMANI est déjà prêt pour les grands rendez-vous de la conférence mondiale sur l’éducation pour tous..