Etat Comorien

La politique nationale de formation professionnelle

La Formation Professionnelle (FP) aux Comores est actuellement sous tutelle du Ministère de l'Education, au sein de la Direction Nationale de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (DNTFP). Le secteur de l’enseignement technique et professionnel (ETP) se trouve marginalisé au sein du système éducatif et reste limité en réponses aux besoins. Actuellement 4 centres existent :

  • L’Ecole Nationale Technique Polyvalente d’Ouani (ENTP) dans l’Île d’ Anjouan (Ndzouani)  assure des formations de niveau Brevet d’Etudes Professionnelles (BEP) en électricité, mécanique, bâtiment et plomberie.
  • L’Ecole Nationale de pêche dans l’Ile d’Anjouan (Ndzuwani) assure des formations modulaires destinées aux artisans pêcheurs.
  • L’Ecole Nationale d’Agriculture (ENA) dans l’Ile de Mohéli (Mwali), après avoir formé 3 promotions, a fermé, faute de moyens et de politique appropriée, depuis 1994.
  • Le Centre National Horticole (CNH), actuellement fonctionnel et situé dans l’Ile de Grande Comores (Ngazidja), mène des actions de formation en horticulture pour une durée de 2 ans, en faveur des déscolarisés. Le service accompagne également les stagiaires dans leurs efforts d’insertion professionnelle.

Un projet d’appui à la formation professionnelle financé par l’Union Européenne est en cours depuis 2010. Il met l’accent sur la priorité à donner à l’insertion professionnelle. Il prévoit, la mise en place d’un cadre réglementaire pour la formation professionnelle publique et privée dans l’Union des Comores, la réhabilitation des 4 centres existants et le développement de nouvelles structures en partenariat avec les professionnels des divers secteurs. A l’heure d’aujourd’hui, seul le premier objectif est réalisé. Les modalités de mise en œuvre des deux autres devraient être fixées dans le courant de l’année 2014.

Par la formations de jeunes aux métiers du bâtiment, le projet est complémentaires avec les projets de constructions des membres de la diaspora, aussi bien les projets individuels (construction de maisons) que les projets à caractères sociaux et solidaires (salles de classes, dispensaires de santés, marchés, centres culturels,…). Il est complémentaire avec le projet d’accès à l’eau potable développé par la commune de Djomani et d’autres communes des Comores, qui créent un besoin de compétences dans le domaine de la plomberie pour les raccordements individuels et les installations de distribution intérieures à l’habitat. Le renforcement de l'accès à l'eau potable dans le cadre du projet de la Commune devrait amener un développement de branchements privatifs au réseau avec des besoins en terme de plomberie et d'aménagements sanitaires.