Histoire

La ville de DJOMANI 

Située au Nord Ouest de la Grande Comore à environ 10 km au nord de l’Aéroport International de Moroni Prince Saïd Ibrahim (AIMPSI), et à 36km au nord de la capitale Moroni. Cette ville côtière est protégée au Nord par une falaise appelée Ngnoudou. Découverte par les bantous venus de l’Afrique de l’Est au début du 11ème siècle, le nom DJOMANI est une déformation du terme exact car à partir de 1950 cette ville était connue sous le nom de NDJEMANI grâce à la générosité et l’accueil chaleureux de ses habitants.L’histoire nous apprend qu’à l’époque si un étranger venait dans cette ville, les habitants devaient s’occuper de lui, le nourrir, le mettre à l’aise, le loger et préparer un colis pour ramener chez lui avant que celui-ci explique l’objet de sa visite.

Djomani est séparée de Chamlé par une étendue de roches volcaniques au Sud, que les habitants n’arrivent pas à exploiter faute d’équipements adéquats. Djomani compte environ 4000 habitants avec une espérance de vie d'environ 60 ans dont la population active est de 45% et le —taux de scolarisation est estimé 70 % environ.— Les jeunes de moins de 25 ans représentent 60% de la population. Djomani est une ville animée par plusieurs activités économiques, on peut citer l'agriculture, le commerce et la pèche...La ville de Djomani est le chef lieu de la Commune Nyumamdro Kiblani qui compte au total huit villes

1) Les sultans de l'histoire

 Djomani, a travers l’histoire, est connue par ses sultans batailleurs comme, MCHE-NAZI, et MOINAHAYA. MCHE-NAZI fut un grand combattant Djomanien connu des sultans batailleurs au début du 19eme siècle. A partir de 1915 MOINAHAYA, cette combattante originaire de djomani qui est la première dame au sein de Comores qui a tenu tête pendant la colonisation en Août 1915 contre les nouvelles contraintes coloniales de LEON HUMBLOT et contre l'aquittement des impôts (kodi)  qu’elle jugeait injuste et insupportables. 

Durant la période coloniale, tous les habitant étaient tenus d'aquitter des impots mais la population autochtone était trop pauvre pour répondre aux exigences des autorités coloniales. Cependant, cette raison ne satisfait pas les autorités qui reprochent aux habitants de mettre autant de mauvaise volonté dans leur devoir de contribuables.A la suite de ces retards, le 13 décembre 1905, le Résident fait enfermer trente femmes de Djomani et quarante femmes et huit hommes tous originaires de Ntsaoueni. Avec son équipe composée du garde principal, du chef des services politiques et quelques employés et miliciens indigènes, l'administrateur est accueilli par des cris de haine dans le village de Djomani.

Djomani, une localité qui devient le noyau du soulèvement et dont l'effervescence est signalée bien avant cette tournée. Les manifestants n'hésitent pas à s'en prendre à une patrouille de miliciens indigènes qu'ils lapident et dont ils confisquent les armes, fusils et baïonnettes. Le village de Djomani est assiégé et les chemins y menant sont sous contrôle rebelle. Cette ville a su développer un patrimoine, et une image importante  au niveau de la grande Comores.

2) Dans la réligion

Plusieurs personalités ont eux aussi bel et bien marqué l'histoire de cette ville plus précisement en matière de sciences réligieuses notamment FOUNDI IBNOU KASSIM qui était le savant du village et du pays. cet homme au savoir incroyable était un grand icon de la science réligieuse. Après sa disparition, FOUNDI ABDOULBASTOI a pris la rélève et a fait révolutionné la ville dans l'enseignement et dans l'éducation (homme fille), la mentalité et surtout sur la pédagogie éducative. Aujourdhui, il est le sage de la ville et consultant des notables et responsables de la ville.

3) Les figures historiques

Dans l'éducation, c'est MOHAMED SAID (Conséquence) le tout prémier diplômé de la ville dans les année 70 avec un CAP. ALI SIMBA est le tout premier bachelier de l’histoire de Djomani en 1982 avec un BAC D. Sa réussite a fait la fierté de tout le monde. En 2003, HALIFA YOUSSOUF va rentrer dans une autre dimension en terme d'études supérieures et va devenir le premier médecin géneraliste de Djomani. AHMED BEN ALI CHANFI en 2005 devient le premier docteur de Djomani. Aujourd’hui la ville compte des centaines de bacheliers et des centaines de diplômés issus de divers domaines et spécialités grâce à l’arrivée des écoles privées à Djomani.

 

 

 

 

 

En politique, la ville doit un hommage solennel à ce grand homme MRADABI MOHAMED qui est le premier pharmacien de la ville en 1964 dans la pharmacie Peuchon. Il est élu député le 05 Decembre 1972 et fait partie des députés qui ont contribué à la proclamation de l’indépendance de notre pays en 1975. Et parmi les fruits de son mandat, il a oeuvré pour la construction de LA DIGUE qui protège notre ville contre les vagues des marées. Il est également le responsable de la construction d'un grand CITERNE en 1973 destiné à la collecte des eaux et leur rétention afin d'en permettre une distribution régulière, quotidienne à la population ou une exploitation plus exceptionnelle en cas de sécheresses ou d'incendie..

BEN ALI MOHAMED quant à lui, il est le premier Djomanien nommé préfet de la région Nord de Ngazidja sous le régime du président TAKI paix à son âme.

MOHAMED CHANFI, a été le premier maire élu démocratiquement à Djomani en 2OO2 mais aussi il fait partie des préfets qui ont dirigé la région Nord des Comores paix à son âme.

IBRAHIMA MBELIZI est l'initiateur et président de l’association des pêcheurs aux Comores. Il est aussi le premier comorien qui a enseigné les arts martiaux au Comores. il a également été l'un des maires qui ont dirigé la ville de Djomani. En 2015, il est élu maire de la région Nyumamdro Kiblani composée de huit villes.