En cours

1) Des Projets en cours

LE MARCHE PUBLIC: Face à l’inexistence de structure commerciale dans la région pouvant répondre aux attentes et aux besoins des habitants de la ville et de la commune, La CADF s’est engagé dans un projet de construction d’un « marché public » de haute envergure, sur un carrefour stratégique. La CADF espère ainsi créer un dynamisme économique considérable dans la région en facilitant la création de plusieurs entreprises et emplois dans la région et générer des nouvelles recettes provenant des loyers des différents baux commerciaux tout en garantissant une sécurité alimentaire. Cette perspective a conduit à la CADF de se lancer dans ce projet du grand marché public de la région en partenariat avec, l’ACJD (association culturelle de la jeunesse de Djomani en France). Il est indéniable que cette collaboration constitue évidemment un atout capital pour nous. Elle montre l’intérêt et l’adhésion de la diaspora comorienne en France à un tel projet de développement local.

Aujourd’hui nous considérons ce Marché comme une 1ère structure régionale de rencontres et d’échanges commerciaux dont le présent et l’avenir concernent chacun d’entre nous.  Malheureusement, force est de constater que certes les ambitions sont grandes, palpables et vives, mais hélas, les moyens sont très limités, et les difficultés à boucler ce projet posent sérieusement ses freins. Malgré la volonté et la détermination communale à décoller ce projet avec une part contributive de 45%, du budget déjà réalisé, malgré les efforts conjugués et déployés jusqu’à présent de parts et d’autres par nos partenaires en France, qui ont contribué de leur cotés, une part très considérable, le projet reste bloqué par manque de financement. Les travaux déjà réalisés ont couté environ 40 000 €. Actuellement le financement restant pour terminer le chantier est de 20 000 €.

LE POSTE DE SANTE:

Un autre projet à visé médical est mis en place pour le réaménagement d’un poste de santé dont le coût des travaux a été estimé à 4 000 €. Un autre chantier est en cours et consiste à répondre à l'amélioration du réseau d’eau courante existante pour permettre aux habitants de s’équiper en eau courante                           

LE CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNEL:

Les Comores se situent dans la catégorie des pays faibles au 139ème rang sur un total de 182 pays. Avec un Indice de Développement Humain (IDH) de 0,428 en 2010, la pauvreté concerne plus de 70% de la population, notamment les jeunes et les femmes en milieu rural. Le chômage est un phénomène généralisé et structurel aux Comores. Le taux moyen est de 14%. Cependant, les Comores sont classés 145ème pour le taux de scolarisation et le chômage des jeunes de moins de 25 ans est quatre fois plus élevé que celui des adultes de 30 à 49 ans.

Malgré des avancées socioéconomiques, l'offre de formation professionnelle dans l’archipel des Comores est particulièrement limitée et peu adaptée aux besoins d'un marché de l'emploi lui-même très mal identifié. Le développement de la Formation Professionnelle est une nécessité pour le développement économique et l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. Cette analyse rejoint celle de l’état comorien qui constate « l’absence d'un réseau actif et adéquat d’enseignement technique et de formation professionnelle susceptible d’offrir des nouvelles opportunités aux jeunes et capable de produire la main-d'œuvre nécessaire à l’essor économique du pays».

Pour 57% de la population, l’accès à l’éducation et en particulier à la formation professionnelle constitue une dimension principale d’amélioration du bien-être. Cependant, dans un premier temps, cette faiblesse du tissu économique constituera une difficulté pour assurer l'insertion professionnelle des jeunes formés. Actuellement aucun centre de formation professionnelle n’existe sur le territoire de la préfecture. C'est pourquoi la diaspora de la ville de Djomani Mboudé réprésentée par la CADF s'est donnée la mission de promouvoir le projet de la création d'un centre de formation pour répondre aux besoinx des habitants de cette région et de ce pays.

Le Centre de Formation Proffessionnelles est situé sur  la Commune de Nyumamro-Kiblani  au nord-ouest de l’île de Ngazidja (Grande Comore), à mi-chemin entre les deux plus grandes villes de l’Île que sont Moroni – Mitsamiouli. Elle compte 12 165 habitants répartis sur 8 villages. La commune appartient au Canton de Mboudé (25 555 habitants) dans la préfecture de Mitsamiouli (58 119 habitants). Financé à hauteur de 75 millions de francs, l'initiative bénéficie du soutien de la région PACA, du programme de co-développement, de la fondation SADEV 94, du GREF, de la CADF, du Gouvernorat de Ngazidja, du Modec, de la chambre de commerce de Ngazidja. L'enseignement sera à la fois général (mathématiques, physique et français) et technique. C'est le gouvernorat de Ngazidja qui assurera le paiement des formateurs à hauteur de 4 millions tous les mois la construction du centre doit s'achever d'ici à la fin du mois de décembre et la rentrée étant fixée au 15 janvier. Selon l'architecte, Nadia Moussa, la réception technique est prévue le 15 décembre.

Objectifs du projet

La création de ce centre professionnelle a pour objectif principale de contribuer à la qualification et à l’insertion professionnelle des jeunes exclus du système éducatif après le collège et proposer une autre alternative à l’émigration en offrant des qualifications professionnelles dans le domaine du bâtiment qui n'existe pas actuellement sur l'île de Ngazidja.  et d'autre part  accélérer le développement de l'activité liée au bâtiment corrélée avec l'élévation du niveau de qualification des acteurs comoriens du secteur.

D'autres objectifs spécifiques s'ajoutent pour consolider et doter la commune de Nyamumro Kiblani des moyens humains et matériel pour piloter le projet et assurer la gestion administrative et financière pérenne d'un centre d'insertion et de formation professionnelle. Il convient aussi de remplir les conditions matérielles et économiques de création du centre en elaborant un  plan de formation, constituer et former une équipe pédagogique. Accueillir dans le centre 40 jeunes garçons et filles pour une première année de formation dans deux domaines du bâtiment  grace à la mobilisation des compétences de la diaspora  pour accompagner le projet  afin d'assurer l'insertion professionnelle des jeunes formés.

L'accès à l'eau potable:

La construction d’un nouveau réservoir d’une capacité de 320 m3 pour l’ensemble du réseau. Le programme souhaite faciliter une première campagne de branchements privatifs pour environs 250 concessions ainsi qu’un développement du nombre de bornes fontaines avec une fréquence moyenne d’une borne fontaine pour 150 habitants soit une trentaine de bornes fontaines au total. Afin d’assurer un approvisionnement équitable de l’accès à l’eau, le prix aux bornes fontaines ne devra pas dépasser le prix aux branchements privatifs. Le recouvrement des consommations des branchements privés s’effectuera mensuellement sur la base des volumes consommés.

Enfin, le projet vise à permettre durant la saison sèche, une amélioration de l’approvisionnement des villages en altitude de Douniani, Helendjé, Koua, Mandza, Mdjoyezi, Vouvouni. Pour ce faire, un mat de remplissage de camions citernes sera installé et la Commune organisera pendant la saison sèche, un service de remplissage de citernes communautaires dans les villages en altitude. Il est à noter que le puits de Chamlé dessert aujourd’hui huit villages. L’ensemble de l’intervention doit donc se faire en cohérence avec l’approvisionnement de l’ensemble des villages dépendant du puits de Chamlé.( source http://fondationsadev.fr)